mardi 28 mars 2017

le messager avril 2017

LE MESSAGER AVRIL 2017


LE LIEN :    https://1drv.ms/w/s!AjLE5lkXq1OarRMijabhfno5ohRG


EDITORIAL
Le Carême est le moment favorable pour renouveler notre relation à Dieu et à nos frères.  Et plus encore le moment par excellence pour offrir et recevoir le Pardon en vue de la Pâque du Seigneur ou Passage de la mort à la vie, Victoire de l’Amour sur la Haine   . Sur le chemin de Pâques, il y a donc……Le Pardon ; nous ne pouvons pas faire l’économie du pardon, car Notre Seigneur Jésus-Christ l’a inscrit comme un commandement au cœur même de la prière qu’il nous a légués : «  Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »
Et pourquoi le pardon est si important dans notre vie ? Parce que le Pardon est au cœur de la vie bienheureuse, parce que le pardon nous libère  de toutes formes de violence intérieure, le pardon est source de guérison. Il y a comme un Bonheur à vivre dans le Pardon, il faut l’expérimenter pour s’en rendre compte …..Car sans le pardon donné ou réçu , nous sommes détruits et rongés de l’intérieur jusqu’en être malade .
Le pardon prend du temps certes, mais avec la prière et la fréquentation régulière aux sacrements, l’on y arrive avec la grâce de Dieu, car c’est Lui seul qui peut nous donner son secours divin pour accueillir l’autre comme un frère et une sœur au-delà de la blessure .l’autre est un alter-ego, un autre moi-même, c’est mon frère, c’est ma sœur.
Au final le pardon donné ou reçu va nous réconcilier avec nous même et nous ouvrir le chemin de la Rencontre ,le chemin de vie ; alors nous pourrions chanter ensemble en cette vigile Pascale : L’ALLELUIA de la Résurrection.     Père Pierre-Joseph

lundi 6 mars 2017

Mars 2017

https://1drv.ms/w/s!AjLE5lkXq1OarF36cKyOKobH_uez


Ce temps du carême qui nous est offert n'est pas un temps à part, "une parenthèse », mais il se situe dans un temps particulier, une histoire qui est la nôtre, avec ses joies, ses souffrances, le poids de nos corps et la campagne présidentielle ! 

            Ce temps du carême tombe à point pour nous catholiques, il nous appelle à ne pas nous renfermer sur nous-mêmes, nos petites richesses, sur nos peurs qui étouffent la vie. Celle-ci a besoin de respiration, de créativité, d'échanges et de gratuité. 

            Le Christ a pris le risque de la vie, il n’a pas cru que "le risque zéro" existait. Bien au contraire il est allé à la rencontre des hommes, il a livré son corps sur la Croix, et le Père l’a ressuscité d’entre les morts. 

            Ce corps du Christ, criblé d’épine, livré à la haine, ce corps avait un mystère : il était « plein de Dieu ». Trois jours après sa mort, le Christ apparu à ses amis en son corps ressuscité. Ce corps était plein de l’Homme Nouveau pour l’Éternité. 
            Par la Pentecôte et le don de l’Esprit, le corps du Christ est appelé à devenir celui de l’Église, sa nouvelle famille.  Ainsi donc nous-mêmes, en notre propre corps, nous sommes invités à nous remplir de Dieu, de sa Présence et de son Amour pour tous. 

Les célébrations, les confessions (après les messes ou le samedi matin) la célébration pénitentielle ou la retraite de carême sur les sept péchés capitaux ou encore les 24 heures pour Jésus (Saint Paul, Carros), la soirée pois-chiche ou encore la prière des pères et des mères de famille, nous permettrons de vivre plus profondément ce temps qui nous est offert.  Ainsi nous retrouverons courage, pour construire le corps du Christ dans notre humanité désorientée qui a tant besoin de son étoile, le Christ crucifié est ressuscité. Bon carême ! Votre curé 

                                           

vendredi 2 décembre 2016

Lettre de Mgr Pontier au Président Hollande

Délit d’entrave numérique à l’IVG : Lettre de Mgr Pontier au Président Hollande

Lettre de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, à Monsieur François Hollande, Président de la République française, au sujet de la proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ».
Marseille, le 22 novembre 2016
Monsieur le Président de la République,
Permettez-moi d’attirer votre attention sur une question qui me préoccupe.
Relayant une initiative gouvernementale, des députés de la majorité parlementaire ont déposé le 12 octobre dernier une proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ». Cette proposition vise à condamner des sites internet accusés d’ « induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG ». Le 8 novembre, le gouvernement a décidé d’engager la procédure accélérée pour l’examen de cette proposition de loi.
L’interruption volontaire de grossesse, qu’on le veuille ou non, demeure un acte lourd et grave qui interroge profondément la conscience. Dans des situations difficiles, de nombreuses femmes hésitent à garder ou non l’enfant qu’elles portent. Elles ressentent le besoin d’en parler, de chercher conseil. Certaines, parfois très jeunes, éprouvent une véritable détresse existentielle devant ce choix dramatique, qui va marquer toute leur vie. Cette détresse, longtemps invoquée pour justifier l’exception au principe du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie, inscrit dans notre code civil, a aujourd’hui disparu de l’énoncé de la loi. Elle devient ainsi légalement inexprimable. Par ailleurs, la loi de modernisation du système de santé du mois de janvier dernier a supprimé le délai de réflexion d’une semaine consenti à la femme avant la décision éventuelle de subir un avortement. Autrement dit, les femmes ne trouvent plus de soutien officiel à leur questionnement en conscience.
Certains de nos concitoyens, réunis en associations, ont décidé de consacrer de leur temps, notamment par le biais des instruments numériques, à l’écoute des femmes hésitantes ou en détresse par rapport au choix possible d’avorter. Ils compensent ainsi l’absence d’organisation de ces lieux d’écoute. Leur succès prouve qu’ils répondent à une attente. Faut-il s’en inquiéter ? Bien des femmes s’adressent à ces sites après un avortement parce qu’elles ont besoin d’un lieu pour verbaliser ce qui a été vécu. D’autres persévèrent dans leur projet d’avorter, d’autres enfin décident de garder leur enfant. Cette diversité d’expression et de comportement est rendue possible par l’espace de liberté que constituent les sites mis en place. Leur positionnement incite à la réflexion, et c’est justement ce qui leur est reproché. Il faudrait qu’ils adoptent d’emblée un positionnement favorable à l’avortement. Or, un sujet si grave ne peut être enfermé dans des postures militantes.
Cette proposition de loi met en cause les fondements de nos libertés et tout particulièrement de la liberté d’expression qui ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets.  Faudrait-il nécessairement exclure toute alternative à l’avortement pour être considéré comme un citoyen honnête ? Le moindre encouragement à garder son enfant peut-il être qualifié sans outrance de « pression psychologique et morale » ?
En fait, la proposition de créer un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse contribuerait à rendre cet acte de moins en moins « volontaire », c’est-à-dire de moins en moins libre. Surtout, elle constituerait, malgré ce qu’affirment ses dépositaires, un précédent grave de limitation de la liberté d’expression sur internet. Une limitation d’autant plus grave qu’elle touche à des questions de liberté de conscience. Cela me semble être une atteinte très grave aux principes de la démocratie.
C’est pourquoi je me permets de vous écrire pour exprimer ma grande préoccupation devant cet empressement de la majorité législative, relayant une initiative gouvernementale, pour faire passer en force une mesure qui mettrait à mal, un peu plus encore, les justes règles du dialogue pour construire une vie en société respectant les uns et les autres. Ces questions mériteraient pour le moins, comme cela a été le cas sur la fin de vie, un vrai débat parlementaire et citoyen. J’ose donc espérer que, sensible aux libertés en cause, vous ne laisserez pas une telle mesure arriver à son terme.
En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à cette lettre, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma haute considération.
Mgr Georges PONTIER
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France